Mercredi 7 mai 2008

Si j'avais pu choisir au bal de ma naissance
C'est toi que j'aurais pris pour entrer dans la danse!





Papa
                 

Tu n'as pas de rides, ou si peu
Et bien des jeunes envieraient tes cheveux
Ton teint n'a rien perdu de son éclat
Tes yeux sont toujours pétillants de joie.

Par toi papa j'ai appris...

Que bien vieillir n'est pas finir...
C'est devenir plus grand dedans
C'est aller de l'avant
C'est devenir plus sage
Et accepter son âge.

Vieillir n'est pas finir...
C'est s'armer de patience
Et garder toujours confiance
C'est voir grandir ses enfants
Les consoler, les soutenir
Et partager leurs bons moments
.


Vieillir n'est pas finir...
C'est devenir meilleur
Elargir son esprit et aggrandir son coeur
C'est traverser le temps
En se gorgeant de souvenirs
Et puis un jour, se voir offrir des petits enfants.

Vieillir n'est pas finir...
C'est balayer toutes rancoeurs
C'est reconnaître ses erreurs
C'est de ses souvenirs gommer les pires
Pour ne nourrir que ses bonheurs.

Vieillir n'est pas finir...
Mais c'est aussi parfois souffrir
Penser qu'un jour on va partir
C'est oser dire quand on a peur
Et ne pas retenir ses pleurs
Quand la vie ne nous fait plus rire.

En résumé papa, j'ai appris en te suivant...
Que bien vieillir, c'est du boulot
Que bien vieillir, c'est tout un art

Et si un jour on t'appelle vieillard
Fais-en un compliment
Ecris-le en deux mots!

Monique










par fourmi publié dans : poésie
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Lundi 28 avril 2008

On les appelle les Résidents
Ces dames et ces messieurs
Coiffés de fils d'argent
Ici maintenant ils sont chez eux.

On les appelle les Résidents
Ils sont " tissu" d'un autre temps
Ils ont grandi sans la télé
La chaîne hi-fi et le PC.

Ils ont connu la guerre
Joué sans crainte dans la rivière
Ils regrettent le bon vieux temps
Et ça énerve leurs enfants.


Ils vivent au rytme des repas
Et du feuilleton à la télé
Quelques activités parfois
Quand une bonne âme vient les chercher.

Certains sont en fauteuil roulant
D'autres alités depuis longtemps
La vie reprend tout ce qu'elle leur avait donné
Cadeau repris, cadeau volé.

Ils ont vendu l'appartement
Ou la maison devenus trop grands
Débarrassés de leurs corvées
Et laisser leurs enfants en paix.

Finies les joies devenues peines
De la cuisine et du ménage
Et cet amour devenu haine
Du jardinage.

Ils sont plus que demain et moins qu'hier 
Ici les progrès se font à l'envers
Leurs coeurs sont laissés en jachère
Leurs rêves ne valent plus très cher.

Les plus anciens se font discrets
Ils marchent la tête baissée
En s'excusant les pauvres fous
D'être encore toujours parmi nous.

On les appelle les Résidents
Ces gens ne sont pas de mon temps
J'y ai une chère amie pourtant
Elle pourrait être ma maman.



                                                                                                                 

                                                                                                           


Bien qu'on vive à trente ans d'écart
On rit ensemble comme des enfants
Je viens piétiner ses cafards
Elle est heureuse et elle m'attend.

Ce jour là je prends tout mon temps
Elle mérite mieux qu'un coup de vent.

Je lui apporte des bonbons
Et des nouvelles de sa région
Parfois pour tromper la routine
J'amène ses anciennes voisines.

Elle sera fière demain matin
De tout raconter aux "coapins".

Plus de mari et pas d'enfant
Elle n'a pour tout univers
Que des neveux et un "petit" frère
Sa famille c'est les Résidents.

Elle aura bien rangé sa chambre
A ses oreilles pendra de l'ambre
Elle parlera du quotidien
Et de ses souvenirs lointains.

Ici il ne se passe presque rien
A part les grippes des voisins
Les fêtes pour les anniversaires
Et les chambres qui se libèrent.

Si vous connaissez des Résidents
Donnez leur un peu de votre temps
Rendez leur ce qui leur est dû
N'en faites pas des rési...dus.

Monique  2008

par fourmi publié dans : poésie
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Jeudi 24 avril 2008
 
Quand je suis seule sur terre
Je pense à mes enfants
Oui oui j'ai su en faire
Mais ils sont tellement grands
Je devrais en refaire...

Quand je suis seule sur terre
Je pense à mes parents
Oui oui ils sont encore sur cette terre
Mais plus pour si longtemps
Arriverai-je à m'y faire???

Quand je suis seule sur terre
Je pense à ma grande soeur
Oui oui mes parents ont su m'en faire
Mais nos vies sont ailleurs
Trop tard pour m'en refaire...

Quand je suis seule sur terre
Je pense à mes amis
Oui oui j'ai su m'en faire
Mais chacun vit sa vie
Je dois les laisser faire...

                                                                                                           








Quand je suis seule sur terre
Je pense à mon mari
Il est mon fils, mon père
Mon frère et mon ami
Oui oui il faut le faire!!!

Monique avril 2008








par fourmi publié dans : poésie
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Mercredi 23 avril 2008
                                                               
 
                                                
 



Lorsque le vent se fait caresse
Et que la route devient ivresse
Malgré mon corps en transe
Un seur mot d'ordre: PRUDENCE.

Lorsque mes envies sont maîtresses
Et que mes reins font des prouesses
Par amour de l'existence
Une seule idée: PRUDENCE.

Lorsque le cuir me fait tigresse
Que ma moto se croit déesse
Pour ne pas contrarier la chance
Une seule pensée: PRUDENCE.

Dans cette ivresse de la vitesse
Et mes prouesses de tigresse
Malgré l'euphorie de mes sens
Ma seule priorité: PRUDENCE.

Monique
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          

par fourmi publié dans : poésie
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Lundi 21 avril 2008
                                                                                                               


 



Ils étaient des cents et des cents
Venus au grand rassemblement
Ils avaient tous répondu oui
A l'appel du télévie...

Ils ont formé un long cortège
Se sont privés du privilège
De rouler selon leurs envies
Il y a des règles au télévie...

Tout au long du chemin
On voyait s'agiter des mains
Ils répondaient à l'unison
Enthousiastes avec leurs klaxons...

Ce jour d'avril les dieux les ont bénis
Car le soleil les a suivi
Bel élan de  solidarité
De ces deux roues motorisées...

Nous étions mille au rendez-vous 
Nous étions venus de partout.

Monique 20/04/08

         
par fourmi publié dans : poésie
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Samedi 19 avril 2008

Mon enfant, mon ami
Mon grand, mon tout petit...







 
 

Vingt-cinq ans en arrière
Oui vingt-cinq ans déjà
Et tu me faisais mère
Pour la première fois...

Petit bébé d'amour
Bien plus beau que le jour
Le portrait de ton père
Le bonheur de ta mère...

De bonne heure tu marchas
Et quelle fut notre joie
Quand tu fis seul un pas
Pour la première fois...

Tu parlas avant l'heure
Devins petit chanteur
Déjà dans ta poussette
Tu chantais à tue-tête...

Puis arriva le temps
Pour toi d'aller en classe
Tu n'aimais pas vraiment
T'étais pas l'as des as...

Des années de galère
Et beaucoup de tracas
Mais ton père et ta mère
Crurent toujours en toi...

Et ils avaient raison
Car tu y arrivas
Et loin de la maison
Tu fis ton graduat...

Le plus heureux des hommes
Tu obtins ton diplôme
La fierté de ton père
Le bonheur de ta mère...


Tu aimais la musique
Jouais de la guitare
Moi j'étais ton public
Et toi t'étais ma star...

Tu trouvas du boulot
Toujours loin de chez toi
On ne fait pas des marmots
Pour les garder pour soi...

Et puis ta vie changea
Le jour où tu connus
Une fille de là-bas
Rien d'autre ne compta plus...

C'est au coeur de l'hiver
Que tu nous présenta
Ta chère petite Claire
Tout de suite on l'aima...

Aujourd'ui c'est ensemble 
Que vous vivez d'amour
Le bonheur vous ressemble
Faites qu'il dure toujours...

Puis ce sera ton tour
Un jour d'être papa
D'un p'tit bébé d'amour
Qui te ressemblera...

Dieu que je serai fière
Quand ton enfant naîtra
Et me fera grand-mère
Pour la première fois!

Monique       2003
 
par fourmi publié dans : poésie
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Samedi 19 avril 2008
                                                                     
                                           
                                                         


Nous avons en commun
La nature pour amie
Et des petits lutins
Pour tenir compagnie.

Le mien a tête blonde
Et les tiens courent le monde
On écrit leurs histoires
Que croie qui veut y croire.

Et vc'est avec supplice
Que tu fais patienter
Pour suivre les délices
D'une fable commencée.

A part ton monde féérique
Avec des baguettes magiques
Je ne connais rien de Guthin
Pourtant j'aimerais bien!

Monique

                                                       

http://le-monde-de-guthin.over-blog.com/


par fourmi publié dans : poésie
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Vendredi 18 avril 2008

  
Chère Pauley. Nous ne nous connaissons que par nos écrits. Un jour tu apparaîs sur mon blog et tu m'offres cette bannière et ce merveilleux poèmes: ENTRE LES LIGNES.





Ses mots sont des caresses
Pour qui elle les écrit,
Nature, elle donne ivresse
Pour tout ce qu'elle transcrit.

Ses mots nous invitent tous
A la prendre dans nos bras
Tant son cocon est mousse,
Au toucher drap de soie.

Elle apporte bonheur
Offrant sa poésie,
Un astre fleuri de chaleur
Du sérieux à la fantaisie.

Sa plume respire le bonheur
Que procure la vie,
Elle a les clés du coeur
Et de la modestie.

Pauley Perett    04/04/08


http://pauleypoesie.over-blog.com
http://mamanetmoi.over-blog.com
http://mesreves-mespassions.net




A mon tour je te réponds

                                                                                                       
 



Sans me connaître
Tu as cerné mon être
Tu lis entre mes lignes
Puis ta plume me dessine

Tu me décris si bonne
Suis-je vraiment cette personne?
C'est celle des bons jours
Qui distribue l'amour.

Quand tout va pour le mieux
J'écris de belles choses
Mais les jours cafardeux
L'écriture est moins rose.

Tu me fais tant d'honneur
A m'appeler marchande de bonheur
Tu me donnes l'ivresse
En me nommant caresse.

Chère Pauley que je ne connais
Que par les pages que tu transmets
Saurais-je te dire assez MERCI
Pour ce beau texte dans "mon écrit".

Monique

 
par fourmi publié dans : poésie
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Mercredi 16 avril 2008





Que de maillots de bains
Enfilés ce matin
Mais un seul me seyait
Sur les mille essayés...

Je ne le voulais pas coquin
Pour pas troubler ce brun
Beau brin de Marocain...

Mon prof d'aquafitness
Qui me galbe les fesses
Et raffermit mes seins...

...Je l'inaugure demain!





Monique


par fourmi publié dans : poésie
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Lundi 14 avril 2008


C'est recevoir de mes enfants
Le plus précieux des présents
Et le partager avec mes parents...

 




C'est fondre de plaisir comme un petit kiri
Chaque fois qu'il m'appelle mamy...

C'est quand je me promène
En lui tenant la main
Etre plus fière qu'une Reine
Et me sentir très bien...

C'est le faire écouter, sans m'énerver
Lui donner de mon temps, sans me forcer
C'est le gâter, sans le pourrir
Le choyer, sans le ramollir...





Ce n'est pas l'éduquer
Mais mettre des barrières
Pour ne pas saboter
Le travail de son père et de sa mère...

C'est des baisers sur les bobos
Et des histoires pour faire dodo
C'est retrouver les mots bénis
Qui calment ses petits ennuis
C'est réveiller les gestes qui s'étaient endormis...

C'est l'emmener dans la forêt
Suivre à la trace le petit Poucet
Et sortir de leur tiroir
La Belle et le Clochard
C'est se glisser juste pour une nuit
Dans la robe grise de la petite souris...

C'est lui choisir de beaux cadeaux
Et lui faire cuire des bons gâteaux
Mais pas trop...

C'est pour le divertir
Laisser tomber avec plaisir
Mon travail et mes loisirs...

C'est refaire avec plus de temps
Ce que j'ai fait avec mes enfants...
C'est le plus beau des arcs-en-ciel
Sur les orages de ma vie
C'est un grand coup de soleil
Qui embrase mes soucis...

C'est ma maison trop propre
Qui d'un seul coup se salit
Qui se plait en désordre
Et se remplit de vie...

C'est une cure de jouvence
Dans mes années qui avancent
C'est quand je partirai d'ici
Une belle suite au livre de ma vie...

...C'est m'attendrir sur mon mari
   Car si j'ai la joie d'être mamy
   C'est aussi grâce à lui.

Monique (02/08)   
 
par fourmi publié dans : poésie
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