Au pays des cigales
Vivait une Faustine
Jusqu'à ce qu'un beau mâle
Un jour l'en déracine...
Au pays de galère
Il est né deux gamines
Elevées par leur mère
Quand l'amour se débine...
Au pays du courage
Elle a fait des ménages
Pour vivre sans l'appui
De son ancien mari...
Au pays des beaux jours
Elle a suivi des cours
Elle bossait jusqu'au soir
Sans se plaindre un seul jour...
Au pays de l'espoir
Un petit enfant noir
Elevé par sa grand-mère
Aussi forte qu'hier...
Au pays d'amitié
Nous nous sommes retrouvées
Aussi folles qu'avant
Il y a plus de vingt ans...
Ma Faustine au teint pâle
Repartira bientôt
Retrouver ses cigales
Quand sa fille aura du boulot...
Si j'étais un mec
Je n'irais pas chercher ailleurs
C'est sûr je partirais avec
C'est elle qui soignerait mon coeur!
Monique juillet 2004
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A mon cousin...
Vois-tu je scrute les nuages
Au cas où tu viendrais dans les parages...
Vois-tu quand j'ai le coeur à marée basse
Ce n'est qu'un mal de mère qui passe...
Vois-tu les larmes aux yeux de ceux qui t'aiment
A leur place tu en aurais fait de même...
Vois-tu ces deux arcs vers toi grands ouverts
Ce sont les bras rassurants de ton père...
Vois-tu j'apprends enfin à te connaître
C'est comme si tu venais de naître...
Vois-tu je te découvre des vertus
Que même ta mère n'avait pas su...
Vois-tu qu'il t'en restait bien du courage
Pour arrêter le train de ton voyage...
Vois-tu si je souris aux anges
C'est que près d'eux plus rien ne te dérange!
Monique août 2008
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A ma chère marraine
M'en allant raconter
J'ai écrit ce poème
Afin de t'honorer.
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai.
Si j'avais eu mon mot à dire
Quand ils m'ont baptisée
J'aurais voulu t'élire
Tu es ma préférée.
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai.
Chaque mois de décembre
Le grand Saint m'apportait
Des cadeaux dans ta chambre
Que tu lui commandais.
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai.
Le premier jour de l'an
Toujours de belles étrennes
Tu faisais tout en grand
Pour ta filleule marraine.
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai.
Sur la plus belle chaîne
Mon nom reste gravé
C'est encore toi marraine
Qui l'avait acheté.
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai.
Et pour mon mariage
Un service à dîner
Le roi de l'étalage
Celui dont je rêvais.
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai.
Quand la vie m'a fait peine
Qu'elle m'a démontée
C'est vers toi chère marraine
Que je me suis tournée.
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai.
Dans ta vie si active
Tu ne m'as pas remballée
D'une oreille attentive
Tu as su m'écouter.
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai.
Je ne te vois pas vieillir
Tu es toujours si gaie
Tu as le coeur à rire
Moi je l'ai... à te ressembler.
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai.
Monique
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Si un jour ma vie devient un fardeau
Mon corps et mon esprit réclamant le repos...
Si un jour les gestes quotidiens
Ne peuvent plus se faire sans l'aide de quelqu'un...
Si un jour Alzheimer me surprend
Agir avant d'oublier le nom de mes enfants...
Si un jour le soleil d'août ne me réchauffe plus
Et qu'au fond de mes yeux la lumière ne brille plus...
Si un jour le bonheur chez moi n'a plus sa place
Même si on me dit que la vie est précieuse, que rien ne la remplace...
Je rassemblerai les miens pour un dernier festin
Peut-être leur dirai-je ou je ne dirai rien...
Je sais que mes enfants me donneront raison
Ils sont intelligents, je sais qu'ils comprendront...
Ce Dieu en qui je crois qui n'est pas dans les cieux
C'est sûr pardonnera car il est généreux.
Monique
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T'aimer c'est m'oublier un peu moi-même
Pour mieux penser à toi que j'aime
C'est partager toutes tes peurs
Et me réjouir de tes bonheurs.
C'est apprécier de faire à deux
Les choses que je peux faire seule
Et savoir gérer au mieux
Les discussions où on s'engueule.
C'est te dire où veux-tu aller
Même si j'avais une autre envie
Et avec joie t'accompagner
Sur tous les chemins de le vie.
C'est finir par te ressembler
Et avoir les mêmes idées
C'est se blottir au même lit
Tantôt amants, tantôt amis.
C'est savoir te pardonner
Avant que tu l'aies demandé
Et apprécier que tu pardonnes
Mes erreurs comme personne.
C'est entendre dans tes silences
Les soucis auxquels tu penses
C'est sans que tu me dises je t'aime
Le savoir et l'entendre quand même.
Monique 23/06/55
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Lorsque l'amour prend ses distances
Se quitter sans se déchirer
Si c'est la faute à pas de chance
Se dire qu'au moins on a aimé.
Lorsque le couple se divise
Et qu'il reprend ses libertés
En remisant dans nos valises
Des mois d'amour voire des années.
Et cet enfant à notre image
Cocktail d'amour de nos deux coeurs
Ne jamais le prendre en otage
Priorité à son bonheur.
Dur retour à la case départ
Blessés comme des oiseaux tombés du nid
Avec encrés dans nos mémoires
Les plus doux instants de nos vies.
Monique
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Il était notre ami depuis presque trente ans
On l'avait marié et vu naître son enfant
Il était menuisier comme son père l'était avant
C'était un garçon gai, sociable et tolérant...
C'est un dimanche vers quinze heure mais peu importe
Que sa femme est venue sonner à notre porte
Il était venu en face de chez nous dans la maison de son père
Veuf, qui se trouvait chez eux pour un anniversaire...
Il avait gardé chez son papa son atelier
Et ce dimanche il était venu pour achever
Une étagère pour son fils, il restait un petit travail
Méticuleux, il aimait soigner les détails...
Parti juste après la fin du dîner
Sa femme ne le voyant pas rentrer était inquiète
Elle se dit qu'il était peut-être passé
Chez nous pour faire un brin de causette...
La porte du père était fermée à clé
Et personne ne lui répondait
Mais non nous ne l'avions pas vu
Bah...il ne pouvait pas s'être perdu...
Il était chez quelqu'un d'autre sans doute
Il connaissait tous les voisins
Il discutait avec tous et toutes
Dans la rue tout le monde l'aimait bien...
Et on poursuivit nos occupations
C'est bien plus tard par la fenêtre du salon
Qu'on vit ambulance et véhicule des policiers
Sur le trottoir d'en face qui clignotaient...
Mon mari qui est du métier a tout de suite conclu
Moi j'ai dit non pas lui, je ne pouvais y croire
Notre bon ami s'était pendu
Dans le grenier, rien n'aurait laissé prévoir...
...Un jour après un coup de main, il nous avait laissé
Un petit établi usé qu'on n'avait qu'à brûler
Après le drame, je l'ai frotté et mis en peinture
Sur notre terrasse il a fière allure...
Ce petit meuble sans valeur pour nous n'a pas de prix
Il est rempli de la présence de notre ami.
Monique
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Elle a mis pour sortir
Son masque de sourire
Elle cache sa dépression
Derrière ses rides d'expression...
La fille aux deux visages
N'est pas une hypocrite
Elle préserve son entourage
D'un passé triste...
Moi qui suis son amie
Il faut me croire
Elle dépense toute son énergie
A camoufler son désespoir...
Sous un maquillage discret
Elle voile ses émotions
Elle ne veut rien laisser filtrer
Puis de retour dans sa maison...
Elle laisse dans le vestiaire
Sa veste et son masque de verre
Puis devant le miroir
Elle passe vite pour ne pas se voir.
Monique
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Toi le violeur, voleur d'enfants
De mon pays le déshonneur
Détraqué de sexe, buveur de sang
Un roc à la place du coeur.
Tu as fait parler de ma Belgique
Par tous tes crimes diaboliques
Tu t'es même infiltré dans nos maisons
Par le biais de la télévision.
Et si je te tutoie
Ce n'est pas amical
J'ai d'estime pour toi
Moins que pour un chacal.
Et comme je plainds les tiens
Qui doivent encore porter ton nom
Il vaudrait mieux s'appeler durien
Ou peut-être même ducon.
Te citer dans l'écrit de mon coeur
Serait te faire bien trop d'honneur
Tu n'auras pas non plus le privilège
D'orner ma page, je te l'enlève.
Monique
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Je déchire le papier
Qui te serre
Comme le fourreau fait à l'épée
Et t'en libère.
Tu as le ventre en pomme
Et la taille d'un gnome
Tes jambes sont des baguettes
Fines comme des allumettes.
Tu as les yeux malins
Et le sourire mutin
Tu es en fer conçu
Et tout de vert vêtu.
Tes bras sont plus menus
Que des fétus de paille
Des petits fils tordus
Te coiffent en pagaille.
Que tiens-tu dans la main?
Une carte aussi jolie
Que toi petit lutin
J'y lis: "Pour ma meilleure amie"
MERCI!
Monique
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