Quelques bulbes dérobées, pas bien
Dans un paradis sauvage, lointain
Replantées, dépaysées dans mon jardin
Se sont mises à l'aimer...au point
De se multiplier par trois fois vingt, au moins
Et de se prendre au jeu de rendre jaloux mes chers voisins!
Monique mai 2008
Par fourmi
-
Publié dans : poésie
4
-
Recommander
Notre amitié à toutes les deux
Est un cadeau des cieux
Elle ne nous coûte pas un sou
Et elle nous apporte beaucoup.
Notre amitié est plus précieuse
Que toutes ces pierres vaniteuses
Qui coûtent une fortune
Et n'en procurent aucune.
Notre amitié ma chère est un trésor
Que n'égale aucune mine d'or
Notre amitié est un muguet
Qui fleurit toute l'année.
Monique 18/05/08
Par fourmi
-
Publié dans : poésie
4
-
Recommander
Au beau milieu du carrefour
Je me suis couchée
Accident de parcours
Ma moto a glissé.
Virage mal négocié
Où crassettes maudites
M'empêchent de rectifier
Heureusement je ne roulais pas trop vite.
Mon corps endolori
Sous ma moto griffée
Reprendre mes esprits
Et remonter!
Monique mai 2008
Par fourmi
-
Publié dans : poésie
3
-
Recommander
Le temps est un voleur maman
Tout ce qu'il donne au fil des ans il le reprend
Ce même temps pourtant est un seigneur
Car il n'a rien repris de ton grand coeur.
Tu es pour moi ma petite mère
Une femme extraordinaire
J'ai pu compter su ta présence
Tout au long de mon existence.
Si je vivais cent cinquante ans
Je n'en ferais jamais autant
Que toi tu en as fait maman
Alors n'aie pas honte de ton canapé
Ton repos tu l'as bien mérité.
Je n'ai aucun souvenir amer
Des instants passés avec toi ma mère
Parfois tu m'attendais à la sortir des cours
En ville on allait faire un tour.
Pour sortir j'étais la dernière
Tu ne te fâchais jamais ma petite mère
Tu m'attendais avec patience
Et m'épargnais tes remontrances.
Quand tu repassais tes lessives
Tu veillais toujours attentive
Pour moi tu rallongeais la table
Et j'étalais tout mon cartable.
J'avais besoin de ta présence
Pour ouvrir mes portes à la science
Mon père trouvait mes jupes trop courtes
C'est toi maman qui me les cousais toutes.
Ensemble on partait en voyage
Ces beaux clichés n'ont pas pris d'âge
Tu en gardes un doux souvenir
Faut pas se rappeler que le pire.
Puis j'ai quitté le nid maman
Tu as gardé mon premier enfant
J'allais travailler rassurée
A personne d'autre je ne l'aurais confié.
Les années ont passé maman
Comme toi j'ai pris des cheveux blancs
Mais on est encore plus amies
Que quand j'était une petite fille.
Les jours où je viens te chercher
Pour faire tes courses ou vadrouiller
Tu t'arraches pour quelques heures
Avec bonheur de ton téléviseur.
Tu me racontes tes malheurs
Tu fais le tour de tes douleurs
Mal dans ta bouche, mal dans ta peau
Je t'aime tant maman bobos!
Monique
Par fourmi
-
Publié dans : poésie
5
-
Recommander
Si j'avais pu choisir au bal de ma naissance
C'est toi que j'aurais pris pour entrer dans la danse!
Papa
Tu n'as pas de rides, ou si peu
Et bien des jeunes envieraient tes cheveux
Ton teint n'a rien perdu de son éclat
Tes yeux sont toujours pétillants de joie.
Par toi papa j'ai appris...
Que bien vieillir n'est pas finir...
C'est devenir plus grand dedans
C'est aller de l'avant
C'est devenir plus sage
Et accepter son âge.
Vieillir n'est pas finir...
C'est s'armer de patience
Et garder toujours confiance
C'est voir grandir ses enfants
Les consoler, les soutenir
Et partager leurs bons moments.
Vieillir n'est pas finir...
C'est devenir meilleur
Elargir son esprit et aggrandir son coeur
C'est traverser le temps
En se gorgeant de souvenirs
Et puis un jour, se voir offrir des petits enfants.
Vieillir n'est pas finir...
C'est balayer toutes rancoeurs
C'est reconnaître ses erreurs
C'est de ses souvenirs gommer les pires
Pour ne nourrir que ses bonheurs.
Vieillir n'est pas finir...
Mais c'est aussi parfois souffrir
Penser qu'un jour on va partir
C'est oser dire quand on a peur
Et ne pas retenir ses pleurs
Quand la vie ne nous fait plus rire.
En résumé papa, j'ai appris en te suivant...
Que bien
vieillir, c'est du boulot
Que bien vieillir, c'est tout un art
Et si un jour on t'appelle vieillard
Fais-en un compliment
Ecris-le en deux mots!
Monique
Par fourmi
-
Publié dans : poésie
11
-
Recommander
On les appelle les Résidents
Ces dames et ces messieurs
Coiffés de fils d'argent
Ici maintenant ils sont chez eux.
On les appelle les Résidents
Ils sont " tissu" d'un autre temps
Ils ont grandi sans la télé
La chaîne hi-fi et le PC.
Ils ont connu la guerre
Joué sans crainte dans la rivière
Ils regrettent le bon vieux temps
Et ça énerve leurs enfants.
Ils vivent au rytme des repas
Et du feuilleton à la télé
Quelques activités parfois
Quand une bonne âme vient les chercher.
Certains sont en fauteuil roulant
D'autres alités depuis longtemps
La vie reprend tout ce qu'elle leur avait donné
Cadeau repris, cadeau volé.
Ils ont vendu l'appartement
Ou la maison devenus trop grands
Débarrassés de leurs corvées
Et laisser leurs enfants en paix.
Finies les joies devenues peines
De la cuisine et du ménage
Et cet amour devenu haine
Du jardinage.
Ils sont plus que demain et moins qu'hier
Ici les progrès se font à l'envers
Leurs coeurs sont laissés en jachère
Leurs rêves ne valent plus très cher.
Les plus anciens se font discrets
Ils marchent la tête baissée
En s'excusant les pauvres fous
D'être encore toujours parmi nous.
On les appelle les Résidents
Ces gens ne sont pas de mon temps
J'y ai une chère amie pourtant
Elle pourrait être ma maman.
Bien qu'on vive à trente ans d'écart
On rit ensemble comme des enfants
Je viens piétiner ses cafards
Elle est heureuse et elle m'attend.
Ce jour là je prends tout mon temps
Elle mérite mieux qu'un coup de vent.
Je lui apporte des bonbons
Et des nouvelles de sa région
Parfois pour tromper la routine
J'amène ses anciennes voisines.
Elle sera fière demain matin
De tout raconter aux "copins".
Plus de mari et pas d'enfant
Elle n'a pour tout univers
Que des neveux et un "petit" frère
Sa famille c'est les Résidents.
Elle aura bien rangé sa chambre
A ses oreilles pendra de l'ambre
Elle parlera du quotidien
Et de ses souvenirs lointains.
Ici il ne se passe presque rien
A part les grippes des voisins
Les fêtes pour les anniversaires
Et les chambres qui se libèrent.
Si vous connaissez des Résidents
Donnez leur un peu de votre temps
Rendez leur ce qui leur est dû
N'en faites pas des rési...dus.
Monique 2008
Par fourmi
-
Publié dans : poésie
19
-
Recommander
Quand je suis seule sur terre
Je pense à mes enfants
Oui oui j'ai su en faire
Mais ils sont tellement grands
Je devrais en refaire...
Quand je suis seule sur terre
Je pense à mes parents
Oui oui ils sont encore sur cette terre
Mais plus pour si longtemps
Arriverai-je à m'y faire???
Quand je suis seule sur terre
Je pense à ma grande soeur
Oui oui mes parents ont su m'en faire
Mais nos vies sont ailleurs
Trop tard pour m'en refaire...
Quand je suis seule sur terre
Je pense à mes amis
Oui oui j'ai su m'en faire
Mais chacun vit sa vie
Je dois les laisser faire...
Quand je suis seule sur terre
Je pense à mon mari
Il est mon fils, mon père
Mon frère et mon ami
Oui oui il faut le faire!!!
Monique avril 2008
Par fourmi
-
Publié dans : poésie
7
-
Recommander
Lorsque le vent se fait caresse
Et que la route devient ivresse
Malgré mon corps en transe
Un seur mot d'ordre: PRUDENCE.
Lorsque mes envies sont maîtresses
Et que mes reins font des prouesses
Par amour de l'existence
Une seule idée: PRUDENCE.
Lorsque le cuir me fait tigresse
Que ma moto se croit déesse
Pour ne pas contrarier la chance
Une seule pensée: PRUDENCE.
Dans cette ivresse de la vitesse
Et les prouesses de ma GS
Malgré l'euphorie de mes sens
Ma seule priorité: PRUDENCE.
Monique
Par fourmi
-
Publié dans : poésie
6
-
Recommander
Ils étaient des cents et des cents
Venus au grand rassemblement
Ils avaient tous répondu oui
A l'appel du télévie...
Ils ont formé un long cortège
Se sont privés du privilège
De rouler selon leurs envies
Il y a des règles au télévie...
Tout au long du chemin
On voyait s'agiter des mains
Ils répondaient à l'unison
Enthousiastes avec leurs klaxons...
Ce jour d'avril les dieux les ont bénis
Car le soleil les a suivi
Bel élan de solidarité
De ces deux roues motorisées...
Nous étions mille au rendez-vous
Nous étions venus de partout.
Monique 20/04/08
Par fourmi
-
Publié dans : poésie
5
-
Recommander
Mon enfant, mon ami
Mon grand, mon tout petit...
Vingt-cinq ans en arrière
Oui vingt-cinq ans déjà
Et tu me faisais mère
Pour la première fois...
Petit bébé d'amour
Bien plus beau que le jour
Le portrait de ton père
Le bonheur de ta mère...
De bonne heure tu marchas
Et quelle fut notre joie
Quand tu fis seul un pas
Pour la première fois...
Tu parlas avant l'heure
Devins petit chanteur
Déjà dans ta poussette
Tu chantais à tue-tête...
Puis arriva le temps
Pour toi d'aller en classe
Tu n'aimais pas vraiment
T'étais pas l'as des as...
Des années de galère
Et beaucoup de tracas
Mais ton père et ta mère
Crurent toujours en toi...
Et ils avaient raison
Car tu y arrivas
Et loin de la maison
Tu fis ton graduat...
Le plus heureux des hommes
Tu obtins ton diplôme
La fierté de ton père
Le bonheur de ta mère...
Tu aimais la musique
Jouais de la guitare
Moi j'étais ton public
Et toi t'étais ma star...
Tu trouvas du boulot
Toujours loin de chez toi
On ne fait pas des marmots
Pour les garder pour soi...
Et puis ta vie changea
Le jour où tu connus
Une fille de là-bas
Rien d'autre ne compta plus...
C'est au coeur de l'hiver
Que tu nous présenta
Ta chère petite Claire
Tout de suite on l'aima...
Aujourd'ui c'est ensemble
Que vous vivez d'amour
Le bonheur vous ressemble
Faites qu'il dure toujours...
Puis ce sera ton tour
Un jour d'être papa
D'un p'tit bébé d'amour
Qui te ressemblera...
Dieu que je serai fière
Quand ton enfant naîtra
Et me fera grand-mère
Pour la première fois!
Monique 2003
Par fourmi
-
Publié dans : poésie
5
-
Recommander
Derniers Commentaires